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Maroc

Fatia

«  Non, c’est non »

C’était avec mon professeur de sociologie. On s’est croisé à une conférence, il m’a demandé mon numéro de téléphone. Je lui ai donné. Il m’a appelé en me proposant de se voir, je l’ai vu.

On discutait de sociologie, puis il s’est mis à me dire que je lui plaisais, qu’il voulait une relation de couple et m’a même parlé de mariage ! Je lui ai dit que je n’étais pas intéressée. Il a commencé à être bizarre, à me dire qu’il y avait une maison là-bas et en me demandant d’y aller avec lui. J’ai refusé. Il a commencé à me dire qu’il avait envie de moi. J’avais beau lui expliquer qu’il ne me plaisait pas, il ne voulait pas comprendre.

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Si tu couches avec moi, je t’aiderais à avoir ton master et je t’obtiendrais la bourse »

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Il m’a dit « Ecoute, je peux t’aider dans tes études, je peux t’aider à avoir un master puis un Doctorat… Je t’aiderai à avoir la bourse. » Voyant que ça ne marchait pas, il s’est mis à me supplier de faire un effort. Je lui ai dit « non, je n’ai pas envie de toi, le problème, c’est que je n’ai pas l’envie, tu ne me plais pas, tu n’es pas mon genre. » Mais pour lui il s’agissait simplement d’un service !

Devant mon refus, il n’a fait que me pénaliser pendant tout le semestre en me mettant la moitié des notes que je méritais. Je n’ai pas porté plainte, parce que j’ai eu peur de prendre trop de risques et de perdre. Ici dans la faculté c’est très connu, presque tous les professeurs font ça. Il n’aurait pas été pénalisé.

On doit tous être contre cela et en parler. La première étape c’est déjà d’en parler. Le problème c’est que beaucoup d’étudiantes se taisent encore. On doit raconter et écrire sur ça.