Description du projet

PUAKUGU Originaire de KPARUGU

Un jour, la fille de mon frère a fait sa première crise d’épilepsie. Parce que j’étais présente au moment des faits, j’ai été accusée d’en être la cause.
J’ai eu de la chance : personne ne m’a battue, mais je n’avais pas le choix, je devais partir. J’ai marché seule dans la brousse pendant deux jours.

Ma famille me manque et j’aimerais rentrer, mais personne ne m’a réclamée là-bas. J’attends qu’ils viennent me chercher pour mourir dans mon village, auprès de mes enfants.

Je ne crois pas que la sorcellerie existe. En quinze ans, les accusations semblent avoir diminué. Je le vois, car les nouvelles arrivantes au camp sont moins nombreuses qu’auparavant. J’aimerais que ce type d’accusation sans fondement n’existe plus, mais je ne sais comment faire. Je prie juste.